30/07/2026
UBER CONDAMNÉ POUR PARASITISME : UNE VICTOIRE POUR LES TAXIS
Au printemps 2025, Uber avait diffusé une campagne publicitaire reproduisant le lumineux réglementaire des taxis parisiens, en remplaçant la mention « taxi parisien » par « Uber parisien » pour promouvoir son offre Uber Taxi. L'UNIT, à laquelle adhèrent le SNCR et G7, ainsi que d'autres organisations syndicales parisiennes, avaient aussitôt engagé des poursuites judiciaires.
Le 3 juillet 2026, le tribunal des activités économiques de Paris (ex-tribunal de commerce) a tranché en faveur des plaignants : Uber s'est rendue coupable de « parasitisme » et de « pratique commerciale déloyale », en s'appropriant sans autorisation la notoriété des taxis parisiens et en entretenant une confusion volontaire entre son activité de VTC et celle de taxi, deux régimes juridiques pourtant bien distincts.
Uber devra verser 40 000 euros de dommages-intérêts et 10 000 euros de frais de justice à deux syndicats de la profession, et il lui est désormais interdit d'utiliser ce visuel avec toute autre mention que « taxi parisien », sous astreinte de 50 000 euros par infraction constatée.
Une décision qui rappelle que la notoriété du taxi ne s'emprunte pas et que toute plateforme se doit de bien distinguer les statuts de taxis et de VTC pour respecter le cadre réglementaire.