03/10/2026
Transports sanitaires et ALD non exonérantes : l'incompréhension face aux nouvelles mesures
Il est essentiel de remercier chaleureusement le personnel soignant du CH CHINONAIS, qui sont prêt à se mobiliser pour rappeler l’importance cruciale d'intégrer pleinement le transport sanitaire dans la chaîne de soins des patients.
Pourtant, une décision gouvernementale récente suscite une vive inquiétude : le vote, durant la période estivale, d’une mesure visant à supprimer la prise en charge liée aux Affections de Longue Durée (ALD) non exonérantes à compter du 1 er octobre 2026.
Pour rappel, ces ALD concernent des traitements lourds nécessitant des soins continus sur plus de six mois, comme c'est le cas pour les enfants souffrant de troubles de l'apprentissage ou pour les personnes atteintes de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge). Jusqu’à présent, ces transports indispensables étaient remboursés à hauteur de 55 % par la Sécurité sociale et 45 % par les mutuelles.
Il est particulièrement paradoxal de constater que des responsables politiques, dont les propres déplacements (chauffeurs, taxis, trains) sont intégralement pris en charge par l'argent public, estiment qu'un patient souffrant de graves troubles visuels peut se déplacer seul pour des consultations ophtalmologiques ou pour recevoir des injections intraoculaires.
Cette situation est d'autant plus dramatique pour les habitants des zones rurales. Avec la fermeture progressive des centres de soins de proximité, les patients en campagne doivent souvent parcourir plus de 50 kilomètres pour se faire soigner, alors même que beaucoup d'entre eux vivent avec de petites retraites avoisinant les 1 000 € par mois.
Alors que le discours politique actuel incite constamment à "travailler plus", comment concilier cette injonction avec la réalité des familles ?
Si les actifs doivent poser des journées de congé à répétition pour conduire leurs enfants, leurs parents, leurs oncles ou leurs grands-parents à leurs rendez-vous médicaux, l'économie elle-même en pâtit.
En somme, cette mesure apparaît comme une nouvelle aberration sociale et humaine, déconnectée des réalités du terrain.
Donc merci à eux de soutenir les patients intégralement dans leur parcours de soins