03/06/2026
𝐈𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐑𝐡𝐢𝐧𝐨𝐩𝐧𝐞𝐮𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞
⚠️ Comme chaque année, les virus respiratoires circulent… mais aussi les bonnes et les mauvaises informations !!
Un petit rappel des connaissances et des bonnes pratiques est donc nécessaire 😊
La Rhinopneumonie (EHV4) est une infection virale à l’origine de 𝐭𝐨𝐮𝐱, de 𝐣𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞 et de forte 𝐟𝐢𝐞̀𝐯𝐫𝐞(> 40°C), principalement chez les jeunes chevaux. La période d’incubation est 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐞 (de l’ordre de 1 à 3 jours, jusqu’à 1 semaine), les signes cliniques sont 𝐦𝐨𝐝𝐞́𝐫𝐞́𝐬 chez les chevaux adultes, et la durée des signes cliniques est de l’ordre de 𝟏 𝐚̀ 𝟐 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬.
En fonction de l’immunité des chevaux (statut vaccinal, condition générale, âge…), l’excrétion varie de 𝟏 𝐚̀ 𝟑 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬, ce qui correspond à la période pendant laquelle ils sont potentiellement 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐚𝐠𝐢𝐞𝐮𝐱 pour les autres chevaux. La transmission s’effectue par le 𝐣𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞 (contact entre chevaux ou par l’intermédiaire du personnel), ou par la 𝐭𝐨𝐮𝐱. Si le cheval n’a plus de signe clinique, la contagiosité est très faible et des mesures hygiéniques de « base » (éviter les contacts, se désinfecter les mains…) sont suffisantes, mais nécessaires ! Le virus est 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐩𝐞𝐮 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 dans le milieu extérieur. 🦠
Contrairement au virus EHV1, l’infection à EHV4 n’entraine 𝐏𝐀𝐒 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐞𝐮𝐫𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, et les avortements sont très rares. Le risque est donc uniquement respiratoire et le pronostic est 𝐟𝐚𝐯𝐨𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞.
En revanche, tout comme le virus EHV1, le cheval peut être 𝐏𝐎𝐑𝐓𝐄𝐔𝐑 𝐋𝐀𝐓𝐄𝐍𝐓, et déclencher l’infection à la faveur d’un stress, d’un transport ou d’une fatigue. On estime que 60 à 70% des chevaux sont porteurs latents.
𝐌𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐝’𝐚𝐭𝐭𝐫𝐚𝐩𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐫𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐯𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐂𝐥𝐢𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 ?
Le risque zéro n’existe pas ! Mais la probabilité d’attraper ce virus (ou un autre) en venant à la Clinique est bien moindre qu’en allant en concours… si votre cheval présente de la fièvre et des signes respiratoires, il sera testé à son arrivée à la Clinique.
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐠𝐞́𝐫𝐞́𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐂𝐥𝐢𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 ?
Par définition, la Clinique est un environnement stressant, dans lequel le cheval subit une intervention, a voyagé… ou est malade. Tous les facteurs de risque sont donc réunis pour la résurgence du virus !
Heureusement, les réexcrétions virales sont peu nombreuses, et rapidement identifiées (test PCR sur les chevaux qui présentent de la fièvre, suivis de l’isolement du cheval) ; tout comme chaque maladie potentiellement contagieuse (diarrhée, gourme…), la Clinique est équipée pour faire face à ces situations.
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 ?
De façon générale, il faut 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 régulièrement, le vacciner (un rappel est indiqué au printemps, période à risque !), limiter le stress, mettre en place des mesures « simples » d’hygiène (éviter les contacts avec les chevaux inconnus, se laver les mains, ne pas partager le matériel…). La 𝐯𝐚𝐜𝐜𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ne permet pas d’empêcher l’apparition des signes cliniques ni la résurgence de la maladie, mais elle 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐯𝐢𝐫𝐚𝐥𝐞 et reste toujours 𝐟𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞́𝐞, sur tous les chevaux de l’effectif.