30/06/2026
Le 1er juillet 2026, les ambulanciers de France lancent un appel à l'aide.
Chaque jour, nous transportons vos parents, vos grands-parents, vos enfants, vos proches. Nous accompagnons des patients vers leurs séances de dialyse, de chimiothérapie, leurs consultations, leurs hospitalisations. Nous sommes présents dans les moments les plus difficiles de la vie, souvent dans l'urgence, toujours avec humanité.
Aujourd'hui, ce sont pourtant nos entreprises qui sont en détresse.
Depuis de nombreux mois, nous alertons le Gouvernement sur la situation dramatique que traverse le transport sanitaire. Le coût de nos carburants, de nos assurances, de nos véhicules, de nos équipements et de notre fonctionnement ne cesse d'augmenter. Malgré nos appels répétés, malgré nos demandes de dialogue, nous ne sommes pas entendus.
Nous avons le sentiment d'être abandonnés.
Chaque semaine, des entreprises s'interrogent sur leur capacité à continuer. Chaque mois, certaines sont contraintes de réduire leur activité, de renoncer à des investissements ou de repousser des recrutements. Demain, ce seront des fermetures.
Et lorsqu'une entreprise d'ambulances ferme, ce n'est pas seulement une entreprise qui disparaît.
C'est une personne âgée qui aura plus de difficultés à se rendre à l'hôpital.
C'est un patient atteint d'une maladie grave qui devra attendre davantage pour être transporté.
C'est un territoire qui perd un service de proximité indispensable.
C'est un accès aux soins qui se fragilise pour tous.
Notre mobilisation du 1er juillet 2026, avec l'arrêt de l'UPH et des sorties des établissements de santé, n'est pas un choix de confort ni un mouvement de colère sans raison. C'est un cri d'alarme.
Nous refusons de regarder nos entreprises disparaître dans l'indifférence.
Nous refusons que les patients deviennent les victimes d'un système qui ne protège plus ceux qui assurent chaque jour leur transport vers les soins.
Nous demandons au Gouvernement de prendre enfin ses responsabilités. Depuis de nombreux mois, nous alertons, nous proposons, nous demandons à être écoutés. Aujourd'hui, l'absence de réponse met en péril tout un secteur et menace directement la continuité des soins pour des milliers de Français.
Nous ne nous battons pas seulement pour nos entreprises.
Nous nous battons pour que demain, chaque Français puisse continuer à trouver une ambulance lorsqu'il en aura besoin.
Parce qu'un pays qui laisse disparaître ses ambulanciers prend le risque de priver ses patients d'un accès aux soins.
Le 1er juillet, nous faisons entendre notre voix pour ne pas avoir, demain, à annoncer la fermeture de nos entreprises et l'abandon de nos patients.