22/12/2024
Bonjour à vous, chauffeurs de taxi, et nos bienveillants protecteurs,
L’année dernière, en décembre, une épée de Damoclès planait au-dessus de nos têtes. La nouvelle convention a transformé nos fêtes de Noël en une étrange comédie. Au lieu des rires, ce sont les frustrations qui ont pris place, dans une incertitude totale. Un an après, cette convention, censée faciliter notre quotidien, n’a fait qu’ajouter une couche de précarité à nos vies déjà compliquées. Et je ne parle pas seulement des chauffeurs de taxi, mais aussi de nos clients, qui comptent sur nous pour accéder à leurs soins médicaux.
M. Fatome, vous avez montré un mépris total pour notre profession. Vous avez imposé des règles arbitraires, déconnectées de la réalité du terrain, plongeant la profession vers une mort annoncée. Pour des millions de personnes, le taxi n’est pas qu’un simple moyen de transport, c’est une solution vitale pour leur santé. Mais avec vos nouvelles règles, vous ignorez la précarité de certaines situations et la nécessité d’un transport humain et adapté.
Alors oui, je vous souhaite ironiquement de bonnes fêtes de fin d’année. Pendant que nous, chauffeurs de taxi, continuons à nous battre contre un système qui nous piétine. Pendant que des patients attendent, sans garanties, laissés de côté par des décisions qui ignorent leurs besoins.
Quant aux fédérations, il est temps d’arrêter de faire semblant.
Votre rôle, c’est de nous défendre, pas de nous vendre pour des miettes. Chaque compromis fragile fragilise un peu plus notre profession. On ne peut plus accepter d’être les victimes collatérales de vos erreurs stratégiques.
soit vous vous battez réellement pour nous, soit laissez-nous avancer sans vous.
Mais arrêtez de jouer à ce double jeu qui ne sert que ceux qui veulent nous affaiblir.
Nous devons refuser cette convention en l’état. Il est impératif de défendre notre indépendance et notre droit à offrir un service de qualité, sans être écrasés par des règles absurdes. Le taximètre, symbole de notre métier, ne sera pas sacrifié sur l'autel de l'indifference sans combat.
2025 doit être l’année où nous, taxis, reprendrons les rênes.
La force de cette profession repose sur nous, pas sur des signatures lointaines ou des compromis de façade. Notre avenir se construira par notre unité et notre détermination.
Notre colère est légitime, tout comme notre volonté d'agir.
L’année à venir sera celle du sursaut, du refus de l’indifférence, et de la défense de notre métier.
Je vous souhaite, malgré tout, de bonnes fêtes de fin d’année. Courage à toutes et à tous. Restons debout, restons solidaires.
Damien STOECKEL
Président UNT 90 - Territoire De Belfort